1841

1858

1865

1870

1879

1880

1885

1891

1892

1893

1894

1895

1896

1898

1901

1906 – 1909

1911

1913

1914

1917 – 1920

1919

1920 – 1922

1923 – 1929

1920 – 1922

1929

LE 28 SEPTEMBRE 1841

Naissance à Mouilleron-en-Pareds (Vendée)

Loi sur le travail des enfants

1858 – 1865

Etudes de médecine à Nantes puis à Paris

Engagement contre Napoléon III

1852-1870 Second Empire

1865 – 1869

Départ pour les Etats-Unis – Mariage avec Mary Plummer

1865 fin de la guerre de Sécession

1870 – 1876

Maire du 18ème arrondissement – Conseiller municipal puis président du Conseil municipal de Paris, Député de Paris

Le 18 janvier 1871, le roi de Prusse Guillaume Ier est proclamé empereur allemand à Versailles. L’armistice avec l’envahisseur est signé le 26 janvier. Georges Clemenceau, maire de Montmartre et député de Paris, refuse d’approuver l’amputation du territoire national, dépouillé de l’Alsace et de la Moselle. Il démissionne de l’Assemblée nationale. En mars 1871, il salue la révolte patriotique des Parisiens, sans se rallier à la Commune. En 1876, il est élu à nouveau député, dans le XVIIIe arrondissement. Peu après le succès des Républicains, en 1877, il se sépare de Gambetta et des hommes de gouvernement, qu’il juge trop timorés dans leur volonté de réforme. Il fait campagne, aux côtés de Victor Hugo, pour l’amnistie des communards. Réélu député en 1881 sur un programme de radicalité, il devient le chef de l’opposition d’extrême gauche et mène la bataille pour une République inflexible et solidaire. A la Chambre, hostile à la colonisation, il fait tomber, sous l’effet de son ardente éloquence, les ministères successifs, dont celui de Jules Ferry, son principal adversaire.

1871 – IIIème République (1870-1940) – Commune de Paris

1879 

Edouard Manet peint deux portraits de Clemenceau

1880

Fonde le journal La Justice

1885

Député du Var

Débat avec Jules Ferry sur la colonisation et le concept de « race inférieure »

Clemenceau le duelliste ne combat pas moins avec des mots et sa langue est redoutée autant que son épée ou son pistolet. Au Parlement, son éloquence intense, brève, ravageuse, portant ses assauts victorieux contre les cabinets successifs, lui valent le surnom de « tombeur de ministères ». Il provoque notamment, en 1885, la chute de Jules Ferry dont il fustige la politique coloniale, fondée sur l’idée d’une supériorité de la race blanche. Son propos est resté fameux : « Races supérieures, races inférieures, c’est bientôt dit… Race inférieure, les Hindous, avec cette grande civilisation raffinée qui se perd dans la nuit des temps… Race inférieure, les Chinois, dont les origines sont inconnues et qui paraît avoir été poussée jusqu’à ses extrêmes limites… »

1891

Renoue avec Monet grâce à Gustave Geffroy

1892

Scandale de Panama

1893

Défaite dans le Var – Clemenceau s’affirme comme journaliste et écrivain

Condamnation d’Alfred Dreyfus

1894

Ruiné, Clemenceau disperse ses collections d’art asiatique

1895

Publie dans La Justice un article sur les cathédrales de Monet et prend la parole au Banquet Goncourt

1896

Installation rue Franklin

1898

Publication du J’accuse dans l’Aurore

Clemenceau joue un rôle central, à partir de 1897, dans la réhabilitation du capitaine Dreyfus, qui a été condamné iniquement par un tribunal militaire pour un espionnage imaginaire. Au côté de Jean Jaurès et d’autres écrivains et intellectuels, il mène un combat acharné afin de faire révoquer le jugement. En janvier 1898, à l’Aurore, il donne le titre fameux de « J’accuse » à la diatribe décisive d’Emile Zola contre l’Etat-major. Il ne publie pas moins de 665 articles dans divers journaux, jusqu’à la victoire de la vérité et de la justice. Quelques années après la mort de Zola, en 1908, devenu chef du gouvernement, il fait transférer ses cendres au Panthéon.

1901

Clemenceau fait donner au théâtre de la Renaissance une pièce dont il est l’auteur, le Voile du Bonheur

1906 – 1909

Elu sénateur dans le Var en 1902, Clemenceau devient ministre de l’Intérieur et président du Conseil

Appelé par le président de la République Armand Fallières, le 13 mars 1906, Clemenceau est ministre pour la première fois, à soixante-cinq ans. Il prend le portefeuille de l’Intérieur qu’il conserve lorsqu’il devient président du Conseil, quelques mois plus tard succédant ainsi à Sarrien à la tête du gouvernement.

Grève des mineurs – mouvement des vignerons du Midi

1911

Auguste Rodin entreprend de réaliser un buste de Clemenceau

1913

Fonde l’Homme Libre qui deviendra L’Homme Enchaîné en 1914

1914

Nombreuses visites sur le Front

 2 août – Début de la 1ère Guerre mondiale

 

1917 – 1920

Ministre de la guerre et président du Conseil.
Emménage à Bélébat.

En novembre 1917, Raymond Poincaré, président de la République, l’appelle enfin, en pleine angoisse nationale, à former le gouvernement. Président du Conseil, Clemenceau est aussi ministre de la Guerre jusqu’à son départ, au début de 1920. Sa volonté est inflexible, son autorité indiscutée. Il impose l’union des armées alliées sous le commandement unique de Foch.

 

1919

Armistice, Traité de Versailles

 

 

1920 – 1922

Voyage jusqu’en Indonésie et tournée de conférences aux Etats-Unis

Difficultés d’application du Traité de Versailles

1923 – 1929

Derniers ouvrages

Rencontre Marguerite Baldensperger, son dernier amour. Il écrit, à sa demande Démosthène.

1920 – 1922

Inaugure l’installation des Nymphéas à L’Orangerie, quelques mois après la mort de Claude Monet.

A la fin de sa vie, Clemenceau approfondit une amitié intense avec Claude Monet, le soutient sans relâche, favorise son projet de donation des Nymphéas, installés à l’Orangerie. « Lorsque les Nymphéas du Jardin d’eau nous emportent de la plaine liquide aux nuages voyageurs de l’espace infini, nous quittons la terre, et son ciel même pour jouir pleinement de l’harmonie suprême des choses… ».

1929

24 novembre Mort de Georges Clemenceau, rue Franklin